Fermont se trouve à être le terminus nordique des routes québécoises. Du côté est du moins, puisque Radisson est légèrement plus au nord, mais du côté ouest. Pour aller plus dans le Nord, il faut prendre le train (Schefferville) ou l’avion (pour les villages inuits, par exemple). C’est 560 kilomètres au nord de Baie-Comeau (elle-même à 670km de Montréal). On roule durant 7 heures, environ, sur une route qui tantôt est asphaltée, tantôt est en terre battue.
Gaspé, c’est un des points les plus à l’est de la province accessible par la route. C’est à 900 kilomètres de Montréal. C’est là où Jacques Cartier a décidé de planter la fameuse croix, symbole européen pour prendre possession des terres (et ce, devant les Micmacs qui, on dirait bien, ne semblaient pas “habiter” l’endroit selon les Européens…).
Vendredi, je suis parti de Fermont, alors que mon employeur venait de fermer pour l’été, pour Gaspé. Le périple comprenait donc un aller jusqu’à Baie-Comeau, un dodo à Baie-Comeau, un aller vers Godbout (une heure de route), un traversier jusqu’à Matane (2h30 sur le fleuve) puis rouler un autre 300 kilomètres (qui se fait en environ 4h) vers Gaspé pour finalement y dormir.
Tout un périple! Je suis passé d’une extrémité du Québec à une autre.
Depuis j’ai visité un peu Gaspé et Percé. Je vous reviendrai là-dessus dans les prochains jours. Pour le moment, voici quelques photos prises durant la traverse et sur la route 132, entre Sainte-Anne-des-Monts et Gaspé. Le temps qu’il faisait clair, du moins.
Pour la prochaine série de photos, je dois mettre en contexte: je les ai prises en conduisant. Rassurez-vous, je ne veux pas dire que je conduisais tout en regardant dans le viseur de l’appareil photo. Nenon. Je les ai toutes prises au pif. Je tenais l’appareil dans la main droite et je photographiais à vue de nez, sans savoir ce que je prenais. J’ai eu plusieurs surprises quand je les ai regardées: la majorité étaient croches, mal cadrées, etc. Mais certaines sont quand même pas mal. On voit que mon pare-brise a tué quelques mouches. Mais, surtout, la plus grande preuve que je ne savais pas ce que je photographiais: je me suis rendu compte qu’une fois à l’hôtel que j’avais photographié tout le long en noir et blanc! C’est très con!
C’est dommage surtout. La route est magnifique. Confession: j’étais déçu en arrivant à Matane. Pas que c’est laid, mais c’est pas très différent du Bas-St-Laurent et j’avais peur que la route soit comme ça tout le long. Je voulais du “jamais-vu-par-mes-yeux”. J’ai souri en voyant le parc d’éoliennes de Cap-Chat et j’ai été aux anges après Sainte-Anne-des-Monts, alors qu’une partie des Chics-Chocs viennent se buter directement à l’eau et que la route devient alors que le seul rempart entre ce fleuve devenu mer et ces buttes sauvages. Il y a même des pancartes qui disent “Attention, des vagues peuvent vous percuter sur la route.” Sérieux! Je n’ai pas pu en photographier une, mais c’est véridique! Par moments, ça me rappelais l’île de Vancouver… sans les arbres géants et les plages… mais cette façon que les montagnes frappent la mer, oui. Voici donc, quand même…


































Comments
Gilles Samson
on 8 juillet 2010, 9 h 09 min
bonne vacances