



Ben, ça y’est, je peux maintenant sortir la nouvelle publiquement. Le journal Bang Bang se meurt. Ce petit bout de papier pour lequel j’ai quand même collaboré pendant trois années fera kapout. Une triste nouvelle pour les fondateurs, pour les collaborateurs et pour la scène musicale indépendante.
Voici le mot officiel, envoyé aux médias:
Bonjour à tous, c’est avec déception que nous devons annoncer l’interruption de la parution du journal BangBang. La situation économique étant ce qu’elle est, il s’est avéré impossible de poursuivre l’aventure sans un investissement extérieur et encore une fois, la conjoncture économique ne s’y prêtait pas.
L’aventure BangBang prendra à l’avenir une forme différente, forme à laquelle réfléchissent présentement les gens du BangBang, vous serez tenu au courant dès que les détails seront connus.
La dernière édition prévue du BangBang de Mars sera publiée sur le site http://www.bangbangtemort.com/
Nous tenons à remercier tout le monde qui ont collaboré de près ou de loin au journal, qui l’ont soutenu aussi longtemps et qui ont cru à sa pertinence. Ce fut un honneur de travailler avec vous.
À bientôt.
Patrice Caron
Éditeur & Projets spéciaux
Publisher & Special projects
BangBang
Certes, en janvier j’ai laissé ma chronique mensuelle et mon blogue liés à Bang Bang. Mais c’est parce qu’en déménageant à Fermont, c’était un peu plus dur d’entretenir le monde sur la vie culturelle de Québec.
Évidemment, la nouvelle m’a affecté quand j’ai su ça, il y a quelques jours. J’ai crissement cru à ce projet et j’y crois encore. Les médias écrits qui se consacrent aux arts en marge, principalement la musique ici, y’en a pas des tonnes. Même pas une dizaines. En fait, est-ce que je peux même en compter assez pour utiliser les cinq doigts de ma main droite?
J’ai débarqué dans l’équipe avec le premier numéro, en faisant de la pige, pis en distribuant les copies dans la Vieille Capitale et en essayant – ici je dois avouer l’échec total de l’entreprise – de lui trouver de la pub. Tout ça bénévolement au début puis l’entreprise a fini par être capable de payer ses gens et d’avoir un distributeur, etc. Ça été une belle aventure.
Et c’est probablement pour ça que l’aventure ne s’arrêtera peut-être pas là. L’équipe songe déjà aux façons de la continuer. Quelle forme prendra la suite? L’étape des questions n’est pas du tout terminée. La seule certitude, c’est que l’on dit au revoir à la version papier.
Visitez le site au bangbangtemort.com et téléchargez celui de février icitte.
Et tant qu’à parler de Bang Bang, j’ai transféré mes deux années de blogue pour ce journal sur ce site il y a quelques jours. Je trouvais triste que ça disparaisse comme ça, même si tout ce que j’y ai posté est loin d’être majoritairement pertinent. Mais ça explique certaines affaires étrange si vous allez dans les autres années.
Titre du texte provient de la chanson Pow pow té mort du groupe Gatineau.

Comments
Amie de Verduuun
on 25 février 2009, 22 h 40 min
C’est très triste tout ça.
J’me rappelle toutes les piles du premier numéro qui était dans ton ancien appart. haha. y’en avait en titi
dah
on 26 février 2009, 22 h 11 min
eh, boy ! que oui, qu’y en avait en titi !!! et ça a été long, avant qu’on les foutte au recyclage… très long !
mikeb
on 26 février 2009, 22 h 42 min
Bon, je sens que je dois préciser des affaires là là.
Ce n’était pas des numéros du premier numéro. C’était, à 50%, celui du numéro de juillet 2006, lorsqu’on emménagea sur St-Olivier, Dah et moi. L’autre moitié était les 2-3 dizaines de BangBang qui restaient dans les différents endroits lorsque je faisais ma distribution.
Puis quand même, lorsqu’on a déménagé, c’était justement dans la période où je faisais cette distribution. Fak, ouin, on avait déménagé une dizaine de boîtes plein de Bang Bang pis c’était chiant.
Mais j’avais été terminé ma distribution par la suite et j’avais quand même enlevé 4 boîtes de même. Donc, y’en restait 5-6 peut-être.
Bon, oui, ça été long pour qu’on finisse par les mettre dans le recyclage, je ne me souviens pas pourquoi d’ailleurs.
Mais je n’aime pas ton ton accusateur, Danielle Bourgeois. Je le prends personnel et je pleure. Blessé je suis.
Ils faisaient pourtant d’excellent support à plante, de bon repose-pieds et offrait une décoration post-moderne.
Pfffff!